Maeterlinck

Maurice Maeterlinck, né en 1862 à Gand (Belgique) et décédé en 1949 à Nice (France), était un écrivain francophone belge. Il reçut le prix Prix Nobel de littérature en 1911. Maurice Maeterlinck est l’aîné d’une famille flamande, bourgeoise, catholique, conservatrice et francophone. Après des études à Gand, Maeterlinck publie, dès 1885, des poèmes. Il part à Paris où il rencontre plusieurs écrivains qui vont l’influencer, dont Mallarmé et Villiers de l’Isle-Adam. Ce dernier lui fait découvrir les richesses de l’idéalisme allemand (Hegel, Schopenhauer). Il s’éloigne alors du rationalisme français. Les œuvres que publie Maeterlinck entre 1889 et 1896 sont imprégnées de cette influence germanique. C’est en août 1890 qu’il devient célèbre, du jour au lendemain, grâce à un retentissant article sur sa première pièce de théâtre, écrite en 1889, La Princesse Maleine.

Maeterlinck fait partie des grands dramaturges (Henrik Ibsen, Anton Tchekhov, August Strindberg) qui ont contribué à transformer la conception du drame. Il publie huit pièces (dont Pelléas et Mélisande en 1892) où il crée un théâtre de l’âme, comme le rêvait le sym- bolisme. Dans cette forme, trois concepts sont à retenir : le drame statique qui présente des personnages immobiles et réceptifs à l’inconnu ; le personnage sublime, souvent assimilé à la mort, il est la destinée ou la fatalité (quelque chose de plus cruel peut-être que la mort) ; et le tragique quotidien qui ne traite alors pas d’héroïsme, mais du simple fait que vivre est tragique. Dans le théâtre symboliste, l’action doit suggérer les attitudes de l’âme face au destin, l’éveil lent à la fatalité. Au théâtre succède une œuvre d’essayiste qui connut le suc- cès auprès du grand public. Maeterlinck part alors à la découverte philosophique du monde végétal : L’Intelligence des fleurs (1907) et des insectes sociaux : La Vie des abeilles (1901), La Vie des termites (1927), La Vie des fourmis (1930). 

L’œuvre de Maeterlinck a été traduite en portugais par de grand écrivain comme Cécilia Mereiles. La traduction de l’Intelligence des fleurs et de Pelléas et Mélisande existe donc déjà. Nous allons créer la pièce à Rio en langue portugaise avec les brésiliens. Et en Belgique nous allons surtritrer la pièce en français sur des panneaux prévus à cette effet. Cela fera partie de la mise en scène.